Dissertation Philosophique Sur La Technique

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La concernant, il n’oublie pas leur origine commune, en amont de l’écart ouvert quelque part entre la Grèce et Rome, pendant la traversée de l’Adriatique.

Il sait aussi tout ce que, de­puis le milieu du siècle, elle n’a cessé de lui offrir en termes de matériaux et d’outils nouveaux, de possibilités et de moyens d’expression inédits.

Il n’ignore pas enfin le rôle qu’elle a joué, à ses côtés, dans la lutte à mort qu’il lui a fallu soutenir contre l’aca­démisme et, souvent, il lui arrive de s’interroger rétrospectivement sur le devenir qui aurait été le sien sans l’irruption providentielle de la photographie et du cinéma ; aujourd’hui, il attend beaucoup de la vidéo et de toutes les nouvelles images qu’autorise l’usage de l’informatique.

Aux aventures plus étroites que nouent conjointement la tech­nique et l’esthétique (décidément, il n’aime guère ce mot, pris dans quelque chose de froid, de raide et de suffisant, qui l’indispose et l’irrite), il ne trouve cependant rien à redire car l’attitude intégriste lui a toujours été étrangère tandis qu’il accueille avec une bienveillante attention les produits des greffes et des métissages.

Il la trouve à l’endroit où se tressent et se distendent la matière et la mémoire, la transmission et la forme, entre le silicium que ses propriétés semi-conductrices ont fait choisir pour la fabrication des dispositifs électroniques et le silex – dont le silicium est un composant – qui signe la plus an­cienne présence humaine dans les strates géologiques du grand Rift africain. Les voix, la direc­tion d’orchestre, les décors, tout contribuait à mettre en valeur l’intention et la musique de Haendel.

Pour le reste, quelques généralités suffiront : la com­plexité de ces nouveaux outils, le rythme échevelé de leur cons­tante évolution, leur irruption récente, massive et universelle, interdisent tout jugement hâtif sur les conséquences à venir, encore inimaginables pour la plupart, de leur progressive appropriation et maîtrise par les artistes. L’essentiel ayant été dit, plutôt qu’un résumé délétère, le candidat choisit de s’abandonner à une dérive sur fond d’expérience personnelle. Aux ressources techniques habituelles de l’opéra, on avait ajouté un écran sur lequel, lorsque sa présence verticale intermittente prenait place dans le décor, s’inscrivaient des images de synthèse créant une étrange trouée dans l’espace déjà virtuel de la scène.À vrai dire, sa célébra­tion a déjà eu lieu depuis longtemps et la présence autour de l’arche d’alliance, de l’Art Nouveau – d’Ulm, avec toutes leurs équipes, au grand complet, est émouvante comme une gale­rie de portraits.Des hérauts, en livrée mécanique, rappellent les réussites respectives, qui ne sont pas minces ; telle une onde, leurs qualités se propagent vers nos environnements quotidiens, nos objets, notre monde.Elle tentera d’y parvenir par la mise en scène des noces enjouées de la technique et de l’esthétique.En route vers le lieu de la célébration, elle fera un peu d’histoire, contant à ses compagnons de voyage le trouble qu’introduisit dans les méthodes et les habitudes de travail le dé­ferlement de la mécanisation, du machinisme et de la révolution industrielle.Inutile d’annoncer le plan, cette précaution signe trop un esprit scolaire. Elle s’ouvrira sur une description très légèrement apocalyp­tique, dont la technique en majesté constituera le thème central.Sa toute-puissance, son omniprésence, son impérialisme, son emprise sur le territoire, sur la vie physique et psychique de l’homme, le dopage constant que la science lui assure – feront l’objet d’une affirmation massive et peu nuancée.La première partie s’achèverait ainsi, sous un ciel bas et lourd de nuages de synthèse, par une in­terrogation volontairement dramatisée, formulée avec toute la gravité requise par les docteurs de l’âme souffrante et des esprits malades au double chevet de l’art et de l’esthétique agonisants. La remémoration d’une visite que firent ensemble Fernand Léger, Brancusi et Marcel Duchamp au Salon d’Aviation de 1913 pour­rait alors convenir. » La transition avec ce qui suit serait certainement facilitée par l’évocation d’une telle anecdote.Selon Léger, alors qu’ils se promenaient tous les trois au milieu des moteurs et des hélices, Marcel l’aurait apos­trophé en ces termes : « C’est fini la peinture. La seconde partie s’efforcera en effet de créer une circulation d’air là où la première s’était employée à accumuler des affirmations massives, unilatérales et redondantes.Les statues de Léon de Laborde, d’Eugène-Emmanuel Viollet-le-Duc, de John Ruskin et de William Morris seront dressées, telles des figures tutélaires, à l’entrée d’icelui.Le fait que les approches et les points de vue de ces honorables gentlemen aient été fort dissemblables ne sera pas prise en compte, car seule im­porte pour l’occasion la croisade qu’ils menèrent avec fougue et simultanément pour favoriser le mariage.

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